Phishing, ransomware, malware, VPN, authentification multifacteur… Le vocabulaire de la cybersécurité peut sembler complexe, alors que les risques informatiques concernent aujourd’hui toutes les entreprises, quels que soient leur taille ou leur secteur d’activité.
Une cyberattaque peut entraîner une perte de données, une interruption d’activité, une fraude financière ou la divulgation d’informations confidentielles. Comprendre les principales notions de cybersécurité permet de mieux identifier les menaces et d’adopter les bons réflexes de prévention.
Ce lexique rassemble les termes les plus utiles pour les employeurs, responsables informatiques et collaborateurs.
Les principales cyberattaques et menaces informatiques
Attaque par force brute (Brute Force)
Technique consistant à tester automatiquement un grand nombre de combinaisons pour retrouver un mot de passe ou un identifiant. Les mots de passe robustes, l’authentification multifacteur et les mécanismes de limitation des tentatives permettent de réduire ce risque.
Cheval de Troie (Trojan)
Logiciel malveillant qui se présente comme un programme légitime pour inciter l’utilisateur à l’installer. Il peut notamment permettre le vol de données ou l’installation d’autres logiciels malveillants.
Déni de service (DoS / DDoS)
Attaque visant à rendre un service informatique indisponible, souvent en saturant ses ressources. Une attaque DDoS utilise plusieurs sources pour générer le trafic malveillant.
Hameçonnage (Phishing)
Technique de fraude utilisant des messages trompeurs pour obtenir des informations confidentielles, détourner des paiements ou inciter une personne à effectuer une action dangereuse. Les attaquants peuvent usurper l’identité d’une banque, d’un fournisseur ou d’un responsable de l’entreprise.
Ingénierie sociale
Ensemble de techniques de manipulation visant à exploiter la confiance, l’urgence ou les habitudes d’une personne pour obtenir des informations ou un accès non autorisé.
Logiciel espion (Spyware)
Programme qui collecte des informations sur un appareil ou son utilisateur sans autorisation. Il peut notamment récupérer des identifiants, surveiller des activités ou transmettre des données confidentielles.
Logiciel malveillant (Malware)
Terme générique désignant les programmes conçus pour nuire à un système informatique. Il regroupe notamment les virus, les vers, les chevaux de Troie, les logiciels espions et les rançongiciels.
Rançongiciel (Ransomware)
Logiciel malveillant utilisé pour rendre des données ou des systèmes indisponibles, généralement par chiffrement, afin d’exiger une rançon. Certaines attaques s’accompagnent également d’un vol de données et de menaces de divulgation.
Usurpation d’identité (Spoofing)
Technique consistant à falsifier une identité ou une information technique, comme une adresse électronique, un numéro de téléphone ou une adresse IP, pour tromper un utilisateur ou un système.
Virus informatique
Programme malveillant capable de se reproduire en infectant d’autres fichiers ou programmes, généralement avec une action nécessaire à sa propagation.
Ver informatique (Worm)
Logiciel malveillant capable de se propager automatiquement entre des systèmes, notamment en exploitant certaines vulnérabilités.
Les techniques de piratage et les vulnérabilités
Backdoor (porte dérobée)
Mécanisme permettant de contourner les procédures normales d’accès à un système. Une porte dérobée malveillante peut être utilisée par un attaquant pour conserver un accès non autorisé.
Buffer Overflow (dépassement de tampon)
Vulnérabilité provoquée lorsqu’un programme écrit des données au-delà de l’espace mémoire prévu. Elle peut entraîner un dysfonctionnement ou, dans certaines conditions, permettre l’exécution de code malveillant.
Cross-Site Scripting (XSS)
Vulnérabilité d’une application web permettant à un attaquant d’injecter du contenu actif, souvent du JavaScript, qui peut ensuite être exécuté dans le navigateur d’autres utilisateurs.
Injection SQL
Attaque exploitant une mauvaise gestion des données transmises à une application pour manipuler les requêtes envoyées à une base de données. Elle peut entraîner la consultation, la modification ou la suppression non autorisée d’informations.
Man-in-the-Middle (attaque de l’homme du milieu)
Attaque dans laquelle un tiers s’interpose dans une communication afin de l’observer ou de la modifier, lorsque les protections mises en place ne permettent pas d’en garantir correctement l’authenticité et l’intégrité.
Rootkit
Ensemble d’outils malveillants permettant de dissimuler une activité ou de maintenir un accès privilégié à un système compromis.
Scan de ports
Technique permettant d’identifier les ports réseau accessibles sur un équipement. Elle peut être utilisée légitimement pour un audit de sécurité ou à des fins malveillantes pour rechercher des services exposés.
Vulnérabilité informatique
Faiblesse d’un logiciel, d’un matériel, d’une configuration ou d’une organisation pouvant être exploitée pour compromettre un système d’information.
Zero-day (vulnérabilité zéro jour)
Vulnérabilité pour laquelle aucun correctif n’est encore disponible au moment considéré, notamment lorsqu’elle est découverte ou exploitée avant sa correction par l’éditeur.
Les outils et mesures de protection informatique
Authentification multifacteur (MFA)
Méthode de sécurisation des accès reposant sur plusieurs facteurs d’authentification distincts, par exemple un mot de passe associé à une clé physique de sécurité. Elle réduit les risques liés au vol de mots de passe.
Chiffrement des données
Procédé permettant de rendre des informations illisibles sans la clé nécessaire à leur déchiffrement. Il contribue à protéger la confidentialité des données stockées ou transmises.
Gestionnaire de mots de passe
Outil permettant de créer, stocker et utiliser des mots de passe robustes et distincts pour différents services, dans un environnement sécurisé.
Pare-feu (Firewall)
Dispositif logiciel ou matériel qui contrôle les communications réseau selon des règles de sécurité définies. Il permet notamment de filtrer certains flux entrants et sortants.
Sauvegarde informatique (Backup)
Copie de données ou de systèmes destinée à permettre leur restauration après une panne, une erreur ou une cyberattaque. Les sauvegardes doivent être protégées, régulièrement vérifiées et faire l’objet de tests de restauration.
VPN (Virtual Private Network)
Réseau privé virtuel permettant de sécuriser des communications entre des équipements ou des réseaux, notamment grâce au chiffrement. Son utilisation ne garantit pas, à elle seule, une protection complète contre toutes les cyberattaques.
Les notions essentielles des systèmes d’information
Adresse IP
Identifiant numérique utilisé pour permettre la communication d’un équipement sur un réseau utilisant le protocole Internet.
Cloud computing (informatique en nuage)
Modèle permettant d’accéder à distance à des ressources informatiques, comme des serveurs, des espaces de stockage ou des applications, au moyen de services fournis via un réseau.
DNS (Domain Name System)
Système permettant notamment d’associer un nom de domaine, comme celui d’un site internet, à une adresse IP. Certaines attaques cherchent à détourner ce mécanisme pour rediriger les utilisateurs vers des destinations frauduleuses.
RGPD (Règlement général sur la protection des données)
Règlement européen encadrant le traitement des données à caractère personnel. Il impose notamment des obligations de sécurité, de transparence et de protection des droits des personnes concernées.
RSSI (Responsable de la sécurité des systèmes d’information)
Professionnel chargé de piloter ou de coordonner la politique de sécurité des systèmes d’information d’une organisation, selon les responsabilités qui lui sont confiées.
Système d’information (SI)
Ensemble des ressources humaines, matérielles, logicielles, organisationnelles et informationnelles permettant à une organisation de collecter, traiter, stocker et transmettre des informations.
Les nouvelles menaces numériques
Deepfake (hypertrucage)
Contenu audio, vidéo ou visuel artificiellement généré ou modifié pour imiter une personne ou une situation. Cette technologie peut notamment être utilisée pour des fraudes par usurpation d’identité.
Fraude au président
Escroquerie dans laquelle un attaquant se fait passer pour un dirigeant ou un responsable afin d’obtenir un virement ou des informations sensibles. Elle peut s’appuyer sur des courriels falsifiés, des appels téléphoniques ou des contenus générés par intelligence artificielle.
Shadow IT (informatique parallèle)
Utilisation d’applications, de services ou d’équipements informatiques sans validation ni supervision appropriée par les responsables du système d’information. Cette pratique peut exposer l’entreprise à des risques de sécurité ou de confidentialité.
Vishing (hameçonnage vocal)
Technique de fraude utilisant les appels téléphoniques ou les communications vocales pour manipuler une victime et obtenir des informations, un paiement ou un accès.
Les bonnes pratiques pour limiter les risques informatiques
La compréhension des termes techniques constitue une première étape. Pour réduire les risques, les entreprises doivent également mettre en place une démarche de cybersécurité adaptée à leurs activités.
Les mesures essentielles comprennent notamment :
- Utiliser des mots de passe robustes et distincts, avec un gestionnaire de mots de passe.
- Activer l’authentification multifacteur sur les accès sensibles.
- Mettre régulièrement à jour les systèmes et les logiciels.
- Effectuer des sauvegardes protégées et tester leur restauration.
- Limiter les droits d’accès selon les besoins professionnels.
- Former les collaborateurs à reconnaître les tentatives d’hameçonnage et les fraudes.
- Prévoir une procédure de signalement et de gestion des incidents informatiques.
La cybersécurité repose autant sur des mesures techniques que sur l’organisation du travail, la gestion des accès et la sensibilisation des utilisateurs.
Sources de référence
- Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) : CyberDico et recommandations de cybersécurité.
- Cybermalveillance.gouv.fr : ressources de prévention et d’assistance face aux cybermenaces.
- Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) : protection des données personnelles et bonnes pratiques de sécurité.
Ce lexique constitue une introduction aux principaux termes de cybersécurité. Certaines définitions ont volontairement été simplifiées afin de rester accessibles à un public non spécialiste.
Damien BART pour INFORISQUE
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