Depuis la loi « Avenir professionnel » du 5 septembre 2018, les entreprises d’au moins 250 salariés doivent désigner un référent handicap. Plusieurs années plus tard, le constat est contrasté. Dans de nombreuses organisations, la fonction existe sur le papier mais reste peu visible, mal outillée, et faiblement sollicitée par les salariés. Comment en faire un véritable levier de la politique handicap ?
Ce que dit la loi
L’article L5213-6-1 du Code du travail prévoit que, dans toute entreprise d’au moins 250 salariés, un référent est chargé d’orienter, informer et accompagner les personnes en situation de handicap. Cette obligation s’ajoute à l’obligation d’emploi des travailleurs handicapés (OETH). L’OETH concerne les entreprises d’au moins 20 salariés et fixe un objectif de 6 % de l’effectif, déclaré chaque année via la DSN.
En dessous de 250 salariés, la désignation n’est pas obligatoire. Elle reste fortement recommandée : les besoins d’accompagnement existent quelle que soit la taille de l’entreprise, et les plus petites structures manquent souvent de relais internes sur ce sujet.
Des missions plus larges qu’il n’y paraît
Dans la pratique, le référent handicap joue un rôle de pivot :
- informer les salariés sur leurs droits et les démarches, comme la RQTH ou les aides mobilisables ;
- accompagner individuellement les collaborateurs qui ont besoin d’un aménagement, en garantissant la confidentialité ;
- faire le lien entre RH, managers, service de prévention et de santé au travail, et partenaires externes (Agefiph, Cap emploi…) ;
- contribuer au plan d’action handicap : recrutement, maintien dans l’emploi, achats responsables ;
- sensibiliser les équipes, notamment lors de temps forts comme la SEEPH ;
- suivre et évaluer les actions engagées.
Pourquoi la fonction reste souvent théorique
Trois difficultés reviennent régulièrement. D’abord, le manque de temps : le référent est souvent un collaborateur RH qui ajoute cette mission à un poste déjà chargé. Ensuite, le manque d’expertise : le sujet demande de connaître la réglementation, les dispositifs de financement et les différents types de handicap. Enfin, la question de la confiance : certains salariés hésitent à se confier à un collègue interne, par peur que l’information circule ou ait un effet sur leur carrière. Dans les entreprises multi-sites, s’ajoute la difficulté d’être présent et identifié partout.
L’externalisation : une réponse pragmatique
Faire appel à un référent handicap externe permet de lever une grande partie de ces freins. L’intervenant apporte une expertise immédiatement opérationnelle, une neutralité qui facilite la confiance des salariés, et une disponibilité qui ne dépend pas de la charge de travail de l’équipe RH. Pour les entreprises de 250 salariés et plus, il peut venir en appui du référent désigné ou prendre en charge l’essentiel des missions opérationnelles. L’employeur reste responsable du respect de l’obligation.
C’est le principe de Link, le référent handicap externalisé proposé avec AdopteUnPrev. Il accompagne le pilotage de votre démarche : sensibilisation des équipes, accompagnement du plan d’action, lien avec les RH et les partenaires, prévention et suivi des actions. Le modèle repose sur des forfaits flexibles à partir de 1 000 € HT pour 5 heures, valables 365 jours et utilisables sur plusieurs sites. L’entreprise ne mobilise l’expertise que lorsqu’elle en a besoin.
Bien choisir son référent externe
Avant de vous engager, quelques questions permettent de vérifier que la solution correspond à vos besoins :
- L’intervenant connaît-il votre secteur et vos contraintes (production, horaires décalés, multi-sites) ?
- Peut-il intervenir à la fois sur l’accompagnement individuel et sur la démarche collective ?
- Le format est-il assez souple pour suivre vos besoins réels, sans engagement surdimensionné ?
- Comment la confidentialité des échanges avec les salariés est-elle garantie ?
- Peut-il s’appuyer sur une offre de formation complémentaire pour vos managers ?
Sur ce dernier point, l’articulation avec la formation est essentielle. Un référent, même très compétent, ne peut pas tout porter seul. Les formations Secutop sur le handicap et l’inclusion permettent de diffuser les bons réflexes dans toute la ligne managériale.
Piloter la démarche dans la durée
Une politique handicap efficace se suit comme n’importe quelle démarche de prévention : avec des actions tracées, des échéances et des indicateurs. Avec Secusoft, les aménagements de poste, les actions de sensibilisation et le suivi QVCT rejoignent votre DUERP et votre plan d’actions, dans un outil unique. Pour savoir par où commencer, le diagnostic QVCT gratuit offre un premier état des lieux en quelques minutes.
Pas le temps ou pas la ressource en interne pour piloter votre démarche handicap ? Découvrez Link, votre référent handicap externalisé ou contactez Secutop au 04 28 35 11 60.
Alexis MASSON pour Secutop
Échangez avec vos pairs, partagez vos retours d’expérience, posez vos questions et développez votre réseau au sein de la plus grande communauté Santé & Sécurité au Travail de France.
Découvrir
Chaque semaine, recevez gratuitement la newsletter d’Inforisque, avec une sélection d’actualités, de guides, de webinaires et d’événements pour enrichir votre veille en santé et sécurité au travail.
S'abonner