Chaque année, les troubles musculosquelettiques (TMS) et les lombalgies arrivent en tête des statistiques de santé au travail. Ce n’est pas un hasard : leurs causes sont présentes dans presque tous les métiers, du chantier au bureau. Comprendre pourquoi ils sont si fréquents, c’est déjà savoir où agir. Chez My Ostéo Prévention, c’est le point de départ de chacune de nos interventions en entreprise.
Des chiffres qui parlent d’eux-mêmes
Les TMS sont des atteintes des muscles, des tendons et des nerfs, qui se manifestent surtout par des douleurs au niveau des articulations : cou, épaules, coudes, poignets, dos. En 2024, l’Assurance Maladie a reconnu 50 598 maladies professionnelles, et les TMS en représentent près de 90 %. Ils sont la première cause de maladie professionnelle en France depuis plus de vingt ans.
La lombalgie, c’est-à-dire la douleur du bas du dos au niveau des vertèbres lombaires, est tout aussi présente. Selon l’INRS, elle touche 60 à 70 % des salariés, et un accident du travail sur cinq provoque une lombalgie.
Pour votre entreprise, l’enjeu est concret. En 2021, les TMS des membres reconnus ont entraîné la perte de plus de 11 millions de journées de travail et 1 milliard d’euros de frais couverts par les cotisations des entreprises.
Pourquoi sont-ils si fréquents ?
1. Le corps reste le premier outil de travail
Malgré la mécanisation et le numérique, l’activité physique reste, selon l’INRS, la principale source d’accidents du travail et de maladies professionnelles. Porter, pousser, se pencher, saisir, répéter le même geste des centaines de fois par jour : ces sollicitations existent dans l’industrie, le BTP, la logistique, le commerce, le soin ou l’aide à la personne.
Les principaux facteurs biomécaniques identifiés sont les gestes répétitifs, les postures contraignantes (bras au-dessus des épaules, position accroupie), les efforts excessifs et les vibrations. Pour la lombalgie, l’INRS cite les manutentions manuelles, les vibrations du corps entier, le travail physique dur, les postures contraignantes et les chutes. D’après l’Assurance Maladie, la moitié des accidents du travail ayant entraîné une lombalgie en 2015 avaient pour origine la manutention manuelle.
2. Le bureau n’est pas épargné
Les TMS ne concernent pas que les métiers physiques. L’INRS identifie des facteurs de risque propres au travail informatisé. Une position statique prolongée, un poste mal réglé ou des gestes répétés à la souris sollicitent le dos, la nuque, les épaules et les poignets, souvent sans que l’on s’en rende compte.
3. Des causes qui se cumulent
C’est sans doute la raison principale. Les TMS sont multifactoriels : l’INRS distingue des facteurs biomécaniques, psychosociaux et liés aux ambiances physiques de travail, et précise qu’aucun de ces facteurs n’existe isolément.
Les facteurs psychosociaux renvoient au contenu du travail, à son organisation et à la façon dont il est vécu. Ils peuvent être source de stress. Les facteurs organisationnels (cadences, fréquence des pauses, temps de récupération) jouent aussi un rôle. L’environnement compte également : le froid, par exemple, réduit la dextérité et pousse à serrer plus fort. Enfin, l’âge ou l’état de santé de chacun peuvent intervenir.
Résultat : rares sont les postes où aucun de ces facteurs n’est présent. Et lorsqu’ils s’additionnent, le risque augmente.
4. Un risque de chronicité
Dans la grande majorité des cas, une lombalgie dure de quelques jours à un mois. Le vrai danger, selon l’Assurance Maladie, est le passage à la chronicité. Les lombalgies liées au travail entraînent souvent des arrêts courts mais répétés, avec une durée moyenne d’arrêt de deux mois pour les accidents du travail et de trajet. Elles représentent près de 30 % des arrêts de travail de plus de six mois.
Ce que cela implique pour la prévention
Puisque les causes sont multiples, une action isolée ne suffit pas. L’INRS recommande une démarche de prévention intégrée. Elle passe notamment par l’information du salarié sur les risques et sur les moyens de les réduire, mais aussi par des conditions qui lui permettent de mettre ces savoirs en pratique dans sa propre situation de travail.
Autre point clé : pour la prise en charge des lombalgies, les consensus actuels préconisent le maintien d’une activité physique adaptée. Le mouvement fait partie de la solution.
Notre réponse : une formation complète, ancrée dans votre réalité
Fondée en 2014 par un ostéopathe et un kinésithérapeute, My Ostéo Prévention a pour vocation d’agir à la source des pathologies liées au travail. C’est pourquoi nous proposons une formation complète qui combine deux outils complémentaires.
Les pauses actives. Une pause active est un geste compensatoire qui soulage une zone musculaire fréquemment sollicitée par des mouvements prolongés ou répétitifs. Les exercices sont rapides (2 à 3 minutes) et en lien direct avec l’activité et les douleurs des salariés. Ils répondent aux facteurs biomécaniques que nous venons de décrire, en remettant du mouvement là où le corps travaille de façon répétitive ou statique. La pause active peut être anatomique (elle cible une partie du corps) ou métier : elle est alors personnalisée après une visite sur le poste de travail.
La méthode LLC (lordose lombaire contrôlée). Issue de notre formation gestes et postures 2.0, elle protège le dos en préservant ses courbures naturelles, plutôt que d’imposer la verticalité. Elle permet de réduire la pression exercée sur les disques lorsque l’on se penche en avant et s’utilise dans toutes les situations, au travail comme dans la vie personnelle. C’est une réponse directe au risque de lombalgie lié aux manutentions et aux postures penchées.
Le retour sur poste. Une fois la technique apprise, vos salariés la pratiquent directement dans leur environnement de travail. C’est exactement ce que préconise l’INRS : permettre de mettre les savoirs en pratique dans sa situation réelle de travail. Pour faire durer la démarche, nous proposons aussi de l’affichage et des supports papier.
Cette formation agit sur les gestes et les postures. Lorsque l’analyse révèle des contraintes liées au poste lui-même (mobilier, outils, organisation), nos ergonomes IPRP peuvent compléter la démarche par une étude ergonomique.
Bon à savoir : nos formations peuvent être financées par votre OPCO.
Passez à l’action
Les lombalgies et les TMS ne sont pas une fatalité. Ils sont fréquents parce que leurs causes sont partout, mais c’est aussi pour cela que la prévention a un effet sur l’ensemble de vos équipes. Vous souhaitez mettre en place une formation adaptée à vos métiers ? Contactez-nous !
Morgane TOSTO pour My Ostéo Prévention
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