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Comment concilier protection des données personnelles, prévention des risques et innovation ? (Préconisations)

Classé dans la catégorie : Risques informatiques

deux hommes sur un chantier avec tablette numériqueAlors pour pallier ces effets de bords liés à l’utilisation de la vidéo-surveillance, les solutions qui l’utilisent doivent se montrer encore plus innovantes, pour cadrer et limiter l’usage qui en est fait, sans faire l’impasse sur les bénéfices.

1. Limiter l’identification des personnes présentes sur l’image

Reconnaître une personne sur une image de vidéo-surveillance, fait donc de cette image, une donnée à caractère personnelle (car l’image, le visage et la voix en sont).

De nombreuses solutions utilisent le floutage des visages, afin de limiter la possibilité de reconnaître une personne, simplement en ayant accès à cette image. Une technique efficace puisqu’utilisée dans des journaux télévisés par exemple.

En revanche, par reconnaissance indirecte, en recoupant les données, il est possible, même visage floutée de reconnaître une personne : si vous avez l’image d’une personne devant un magasin avec le visage flouté, mais que vous savez qu’elle a effectué un achat, grâce à sa carte fidélité (enregistrée à son nom), la reconnaissance est possible.

2. Le stockage des données personnelles, qu’en est-il ?

Dans la majorité des polémiques, la sécurité du stockage était mise en jeu. Les fuites de données avaient lieu en récupérant des photos, des données bancaires ou autre.

Ainsi, stocker les images des caméras pendant une période trop longue, expose les développeurs de solution utilisant les caméras à un risque similaire.

Chez Eyes’R, nous avons fait le choix de laisser la main à l'utilisateur, Il peut choisir ou non de conserver les images, zone par zone. Il peut ainsi, en fonction des besoins et des points de vigilance, recevoir uniquement la notification avec la situation à risque et la zone, sans ne jamais voir l’image.

Cette stratégie nous permet donc de sécuriser les images au maximum : en cas de problème, les seules données accessibles seront des données totalement anonymes.

3. La transparence sur l’utilisation des données

Avertir sur l’usage des informations collectées tout au long du processus est clé afin d’avoir l’adhésion de tous. Comme dans la prévention des risques, la transparence fonctionne toujours mieux.

Ainsi, en mettant des affiches, en organisant des présentations communes lors de l’utilisation de nouveaux outils, cela permet de répondre aux questions, de soulever des sujets nouveaux et de lever les doutes.

Avec Eyes’R, nous organisons systématiquement une présentation auprès des CSE, avec la participation des collaborateurs, afin de leur présenter l’intégralité de notre démarche d’innovation, et de répondre à toutes les interrogations.

La démarche mise en place par Eyes’R est réellement centrée sur la prévention (et non sur la sanction) : nous utilisons les caméras comme un outil et non comme une fin en soi.

Quand on sait que plus de 60% des données collectées par les caméras ne sont jamais utilisées, adapter leur fonctionnement pour protéger le collaborateur dans ses tâches de travail, devient un usage à part entière !

Pour résumer, lors de l’installation d’un système de vidéosurveillance, il faut :

  • Nommer une personne en charge de la protection des données (DPO) ;
  • Définir la durée de conservation des images ;
  • Instaurer un fondement juridique pour l’usage du dispositif et un objectif clair ;
  • Définir qui seront les destinataires des informations captées ;
  • Respecter les réglementation "Informatique et liberté" ;
  • Déposer si nécessaire un dossier auprès de la CNIL ;

Si vous souhaitez aller plus loin sur la Réglementation des données personnelles, appliquée aux images de vidéo-surveillance, vous pouvez découvrir notre autre article à ce sujet !

Et donc, comment faire en sorte de concilier RGPD, innovation et captation vidéo ?

Au travers des nombreuses bonnes pratiques évoquées dans cet article, c’est surtout une question de bon sens, mais avec de nombreuses questions à se poser.

Est-ce qu’en utilisant la caméra de cette façon, je respecte les données personnelles de mes collaborateurs ? Comment est-ce que j’informe de ce nouvel usage ? L’utilisation me permet-elle un gain en matière de santé sécurité au travail ?

Autant de questions importantes qui doivent émaner.

L'’assistant digital Eyes’R est conçu en intégrant une démarche “Privacy-by-design”, la protection des données est au centre de toutes nos attentions, parce que la prévenir et anticiper, doit rimer avec protection des données.

Nous adaptons continuellement notre manière de le gérer afin de vous proposer une solution utile, sans faire le choix entre les avantages du digital et les inconvénients du RGPD.

Et d’ailleurs ! Si vous souhaitez en savoir plus sur l’intelligence artificielle, et échanger avec nous autour des sujets RGPD et vidéo-surveillance, nous animons un webinaire le 17 février de 11h à 11h45. Inscriptions sur https://lu.ma/rrxshiz9

Lire la première partie de l'article : Comment concilier protection des données personnelles, prévention des risques et innovation ? (Constatations).

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