La prévention des TMS en station debout commence par les pieds

Classé dans la catégorie : Risques pour l'Homme au travail

Nos pieds sont bien plus que de simples supports ; ce sont de véritables centrales sensorielles, jouant un rôle fondamental dans notre équilibre et notre confort, surtout lorsque nous sommes amenés à rester debout de longues heures. Comprendre leur fonctionnement peut transformer notre approche de la prévention des douleurs et des troubles musculosquelettiques (TMS). Comme le disait ma grand-mère avec bon sens : "Quand tu as mal au pied, tu as mal partout." Cette sagesse populaire souligne une vérité biologique profonde : tout notre corps est interconnecté, et les pieds en sont une fondation essentielle.

Le pied : un acteur clé de la proprioception

La plante de nos pieds est dotée d'une densité exceptionnelle de mécanorécepteurs. Ces minuscules capteurs sont capables de détecter avec une grande précision les variations de pression, les micro-vibrations et les textures du sol. Les informations qu'ils transmettent, de concert avec celles provenant des récepteurs situés dans nos muscles et nos tendons, forment la base de notre proprioception. Ce sens, souvent méconnu, nous renseigne sur la position de notre corps dans l'espace et la manière dont il se meut. C'est grâce à cette communication constante et rapide que notre cerveau peut ajuster notre posture, anticiper les déséquilibres et moduler nos mouvements.

L'importance de cette sensibilité est telle que des études scientifiques ont démontré que l'anesthésie de la sole plantaire entraîne un déséquilibre significatif du corps humain avec chute. L'absence de ces informations sensorielles perturbe le contrôle postural et peut mener à une démarche antalgique et à des gênes fonctionnelles.

On croit souvent que marcher est un acte simple et instinctif

En réalité, derrière chaque pas se joue un dialogue intense : la plante du pied envoie au cerveau une cascade de signaux sur la pression, l’adhérence et l’orientation du sol, permettant des ajustements millimétrés et quasi immédiats. Lorsque ce canal d’information est altéré — par une douleur persistante, une neuropathie, — la perception de notre corps se réorganise, parfois au point que le cerveau continue d’éprouver sensations ou douleurs pour un pied qui n’existe plus. Ce phénomène illustre à quel point le pied est un acteur central de notre architecture neurologique et posturale.

L'Homonculus sensoriel : quand les pieds prennent une place disproportionnée dans notre cerveau

Représentation du Sensory Homunculus, illustrant la proportion des zones corticales dédiées au traitement des informations sensorielles de chaque partie du corps.

Notre cerveau n'attribue pas la même importance à chaque partie de notre corps lorsqu'il s'agit de traiter les informations sensorielles. La représentation cartographique de ces informations est souvent illustrée par le concept de l'Homonculus sensoriel. Cette cartographie corticale révèle que certaines zones du corps, comme les mains, les lèvres et, de manière frappante, les pieds, disposent d'une surface de représentation beaucoup plus grande que d'autres.

Cette "surreprésentation" des pieds dans le cortex somatosensoriel indique à quel point notre cerveau accorde d'importance aux informations qu'ils nous fournissent. La richesse des informations sensorielles provenant de nos pieds, grâce à leur densité de récepteurs, est cruciale pour affiner notre perception de l'environnement et ajuster notre posture en temps réel. Ignorer cette connexion, c'est négliger un flux d'informations vital pour notre équilibre et notre prévention des TMS.

Quand les chaussures et les semelles influencent ce dialogue

Lorsque la semelle d'une chaussure est trop épaisse ou trop rigide, elle peut atténuer la qualité des informations transmises par les capteurs plantaires. Ce "dialogue sensoriel" affaibli peut entraîner une diminution de la précision posturale et, par conséquent, un surcroît de sollicitation pour d'autres parties du corps, comme le bas du dos ou les hanches, qui doivent compenser ce manque d'information.

À l'inverse, une meilleure adaptation du pied avec le sol peut renforcer ces signaux plantaires. Une stimulation adéquate des capteurs plantaires peut améliorer la stabilité, aider à mieux répartir les pressions et, en conséquence, réduire la fatigue musculaire et articulaire. Des recherches suggèrent qu'une meilleure connexion pied-sol permettrait également de consommer moins d'énergie musculaire pour maintenir la station debout, optimisant ainsi la productivité, la santé du collaborateur.

Vers une meilleure santé (par les pieds) au travail

Dans un contexte professionnel où la station debout prolongée est fréquente, l'optimisation de cette connexion pied-sol devient un levier de prévention majeur.

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  • Restaurer une meilleure sensibilité plantaire : Favoriser un retour d'information plus précis vers le cerveau, stimulant ainsi la zone du pied dans notre homonculus sensoriel.
  • Augmenter la surface d'appui : Une meilleure répartition des pressions permet une stabilité accrue, en limitant les hyper appuis.
  • Améliorer la proprioception : Optimiser les informations envoyées, contribue à une meilleure conscience corporelle.

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