Le Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels (DUERP) n’est pas une nouveauté. Obligatoire dès le premier salarié depuis de nombreuses années, il constitue la base de la démarche de prévention en entreprise.
Pourtant, depuis plusieurs semaines, le sujet revient fortement dans l’actualité prévention et RH.
En cause : l’adoption définitive, le 11 mai 2026, de la loi relative à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales, qui prévoit un durcissement important des sanctions liées à l’absence ou au défaut de mise à jour du DUERP.
Le DUERP, à quoi sert-il ?
Le DUERP a pour objectif d’identifier, d’évaluer et de hiérarchiser les risques professionnels présents dans l’entreprise afin de mettre en place des actions de prévention adaptées.
Il concerne toutes les entreprises dès l’embauche du premier salarié, quel que soit le secteur d’activité.
Le document doit notamment permettre :
- D’identifier les situations de travail à risque
- D’analyser les conditions réelles de travail
- De prioriser les actions de prévention
- De suivre les mesures mises en place dans le temps
Contrairement à une idée encore très répandue, le DUERP ne consiste pas simplement à remplir un document “administratif”. Il doit refléter la réalité du terrain et évoluer avec l’entreprise.
Un changement d’organisation, de matériel, de process, d’environnement de travail ou encore l’apparition de nouveaux risques doivent entraîner une mise à jour du document.
Ce qui change concrètement en 2026
Jusqu’à présent, le non-respect des obligations liées au DUERP relevait principalement du pénal. Dans les faits, les procédures étaient souvent longues et les sanctions relativement limitées.
La nouvelle loi introduit désormais une possibilité d’amende administrative directement prononcée par l’Inspection du travail, sans nécessairement passer par une procédure judiciaire préalable.
Le texte prévoit notamment :
- Une amende pouvant aller jusqu’à 4 000 € par salarié concerné
- Un doublement possible en cas de récidive
- Une majoration supplémentaire en cas de nouveaux manquements constatés après avertissement
Concrètement, cela signifie que les contrôles liés au DUERP pourraient devenir beaucoup plus impactant financièrement pour les entreprises.
Mais au-delà de la sanction, cette évolution montre surtout une volonté claire des pouvoirs publics : pousser les entreprises à faire du DUERP un véritable outil de prévention et non un simple document stocké dans un dossier.
Autre point important : de nombreuses entreprises pensent aujourd’hui être “en règle” alors que leur document n’a parfois pas été mis à jour depuis plusieurs années ou ne reflète plus les réalités actuelles du travail.
Un document qui doit rester vivant
La mise à jour du DUERP reste obligatoire au moins une fois par an dans les entreprises de 11 salariés et plus, lors d’une modification importante des conditions de travail ou lorsqu’un nouveau risque apparaît.
Ces dernières années, plusieurs sujets ont notamment pris davantage d’importance dans les démarches d’évaluation des risques :
- Les troubles musculosquelettiques (TMS)
- Les risques psychosociaux
- Le télétravail
- Les risques liés aux fortes chaleurs
- La fatigue et la charge mentale
- Les problématiques d’organisation du travail
Le DUERP doit également s’accompagner d’un plan d’action cohérent, notamment dans les structures de plus de 50 salariés via le PAPRIPACT (Programme Annuel de Prévention des Risques Professionnels et d’Amélioration des Conditions de Travail).
Pourquoi les TMS restent au cœur du sujet
Dans de nombreux secteurs, les troubles musculosquelettiques restent l’un des principaux risques identifiés dans les démarches de prévention.
Manutention, gestes répétitifs, postures prolongées, travail sur écran, fatigue physique ou encore contraintes organisationnelles : les facteurs sont multiples et souvent présents au quotidien.
C’est justement pour cette raison que de nombreuses entreprises cherchent aujourd’hui à compléter leur démarche prévention avec des actions concrètes et terrain : sensibilisations, éveil musculaire, ergonomie, formations TMS ou gestes et postures.
Le DUERP ne se limite pas à un document administratif : il doit aussi permettre d’alimenter une réflexion globale sur les conditions de travail et les actions de prévention réellement mises en place.
Une évolution qui pousse les entreprises à remettre la prévention au centre
Au-delà de la question réglementaire, cette évolution traduit aussi une tendance de fond : la prévention devient progressivement un sujet de pilotage concret dans les entreprises.
Les enjeux sont multiples :
- Réduire les accidents et les arrêts
- Améliorer les conditions de travail
- Limiter l’usure professionnelle
- Préserver la santé des collaborateurs
- Structurer des démarches prévention plus cohérentes dans le temps
Dans ce contexte, les actions de terrain prennent une place de plus en plus importante dans les politiques prévention.
Chez My Ostéo Prévention, nous intervenons justement auprès des entreprises autour de la prévention physique au travail à travers des sensibilisations, formations et actions terrain adaptées aux réalités métiers : TMS, lombalgies, éveil musculaire, pauses actives, ergonomie ou encore prévention santé globale.
Pour découvrir nos actions de prévention en entreprise : https://www.myosteoprevention.fr/contact/
Auteur : My Ostéo Prévention.

