Les troubles musculo-squelettiques (TMS) restent aujourd’hui encore un des enjeux de santé au travail. Malgré les investissements en ergonomie ou en formation, leur progression augmente, laissant entendre que les réponses apportées ne ciblent pas toujours les bonnes causes.
Au-delà des gestes répétitifs ou des postures contraignantes, les TMS trouvent aussi une partie de leur origine dans l’organisation du travail. En effet, les conditions dans lesquelles ce dernier est réalisé font partie des facteurs de risques psychosociaux, qui viennent s’ajouter aux facteurs de risques physiques et individuels.
Pression des délais, manque de clarté, sollicitations constantes et faible autonomie… autant d’éléments invisibles qui pèsent sur la santé des salariés.
Dans ce contexte, le manager a toute sa place pour intervenir. Par ses pratiques quotidiennes, il influence non seulement la charge de travail, mais aussi la manière dont elle est vécue par les équipes. Sans toujours en avoir conscience, certains comportements managériaux ont tendance à accentuer les risques. La bonne nouvelle, c’est qu’à l’inverse, d’autres peuvent devenir des leviers de prévention efficaces.
La QVCT 2026 place le management au cœur de la prévention
La semaine de la Qualité de Vie et des Conditions de Travail (QVCT) 2026 met justement le management au cœur des réflexions, du 15 au 19 juin. On peut alors se demander comment passer d’un management qui subit les TMS à un management qui agit pour les prévenir ?
Entre observation des facteurs de risque, remise en question des idées reçues sur les TMS au travail et mise en place d’actions adaptées, notre dernier article La Minute Pep’s propose d’analyser ce qui se joue et d’explorer les pistes d’action à la portée des managers, acteurs de prévention.
Auteur : Anne-Hélène GOUALOU, La Minute PEP'S.