Pourquoi les bonnes résolutions ne fonctionnent (presque) jamais au travail

Classé dans la catégorie : Général

Chaque année, nous renouons toutes et tous avec le rituel des bonnes résolutions professionnelles. Deux périodes cristallisent généralement ces intentions de changement : janvier, porté par l’élan du début d’année, et septembre, marqué par la rentrée et la reprise des priorités opérationnelles.

Pourtant, à y regarder de plus près, la question n’est pas tant celle du moment choisi que celle du devenir de ces résolutions une fois l’effet d’annonce passé. Plus de prévention, plus d’engagement, plus de rigueur, plus de culture sécurité : les intentions sont claires et largement partagées.

Sur le papier, tout le monde est d’accord.
Sur le terrain, les effets sont souvent beaucoup plus limités.
Et ce décalage n’est pas lié qu’à un manque de motivation ou de bonne volonté.

Problème n°1 : les résolutions sont souvent trop abstraites

“Améliorer la culture sécurité.”
“Responsabiliser les équipes.”
“Réduire les accidents.”

Ces résolutions sont louables, mais souvent :

  • trop générales,
  • peu incarnées,
  • difficiles à traduire en actions concrètes.

Lorsqu’une résolution ne permet pas de comprendre ce qui sera fait différemment demain, par qui et via quelles situations concrètes, elle peine à s’ancrer dans le travail réel. Elle devient un principe affiché, plus qu’un levier d’action.

Problème n°2 : on confond décision et changement

Prendre une décision donne l’impression que le travail est fait.
En réalité, le changement commence après.

Dans beaucoup d’organisations :

  • la résolution est prise en comité,
  • elle est annoncée,
  • puis… elle est confiée au terrain sans accompagnement réel.

Les équipes doivent alors composer seules avec les contraintes existantes, sans espace pour tester, ajuster ou discuter les écarts entre ce qui est attendu et ce qui est possible. L’écart entre le travail imaginé et le travail réel s’installe durablement.

Problème n°3 : le quotidien gagne toujours

Les résolutions arrivent souvent avec de bonnes intentions, mais :

  • les urgences prennent le dessus,
  • les objectifs de production restent prioritaires,
  • le temps manque.

Ce n’est pas que les équipes ne veulent pas faire autrement, c’est que le système les pousse à faire comme avant.

Sans leviers concrets et sans changements systémiques, la résolution devient vite un “plus tard”.

Problème n°4 : cibler les comportements sans interroger le contexte

Beaucoup de résolutions s’adressent directement aux individus. On attend qu’ils soient :

  • plus vigilants,
  • plus responsables,
  • plus rigoureux.

Cette approche oublie souvent de questionner le cadre dans lequel ces comportements sont attendus.

Organisation du travail, contraintes de temps, priorités contradictoires, marges de manœuvre réelles : tant que ces éléments restent inchangés, demander aux personnes de faire autrement produit peu d’effets. Le problème n’est pas la résistance au changement, mais l’inadéquation entre l’objectif affiché et le contexte réel.

Ce qui fonctionne mieux que les bonnes résolutions

Les démarches qui produisent des effets durables reposent rarement sur une résolution formulée une fois par an. Elles s’inscrivent plutôt dans des actions concrètes, régulières, directement reliées au travail réel. Le changement ne se décrète pas : il se construit dans l’activité, au fil des situations rencontrées.

En prévention des risques, les bonnes résolutions échouent souvent parce qu’elles restent théoriques ou descendantes. À l’inverse, les approches fondées sur la pédagogie par l’action permettent aux équipes de se confronter à des situations proches du réel, d’échanger, de tester des décisions et d’en comprendre les conséquences. Ce sont ces expériences vécues qui font évoluer les pratiques dans la durée.

Concrètement, ce qui fonctionne le mieux repose sur :

  • des actions intégrées au quotidien du travail,
  • des mises en situation inspirées de situations réelles,
  • des temps de discussion collective pour analyser et ajuster.

C’est précisément cette approche que porte Coven : transformer les intentions en actions concrètes, en s’appuyant sur l’expérience, le collectif et le réel du travail.

En conclusion : team janvier ou team septembre ?

Finalement, la question n’est pas de savoir s’il faut prendre de bonnes résolutions en janvier, en septembre ou à un autre moment de l’année. Le véritable enjeu est ailleurs : comment éviter que ces résolutions restent des intentions sans effet.

Une bonne résolution, à elle seule, ne change pas grand-chose. Ce sont des actions concrètes, répétées et intégrées au quotidien qui transforment durablement les pratiques. Peu importe le moment où l’on décide de changer, tant que l’on se donne les moyens de le faire réellement.

Les derniers produits : Toutes les categories