Ah janvier, le mois des bonnes résolutions. Celui où s’invite la prévention des troubles musculosquelettiques (TMS) dans les priorités des entreprises et de leurs chargés de prévention. Plans d’action, formations gestes et postures, sensibilisation à l’ergonomie : les intentions sont réelles. Elles sont portées par l’envie d’améliorer la santé au travail. Pour autant, les semaines se suivent et le constat reste le même : les douleurs musculo-squelettiques persistent. Ou pour d’autres personnes, elles réapparaissent, touchant le dos, les épaules, les poignets ou les cervicales. Les TMS maintiennent leur triste première place dans les causes de maladie professionnelle en France. Et ce n'est pas faute d’efforts répétés pour changer la donne.
Pourquoi ces démarches préventives, aussi bien intentionnées soient-elles, peinent à produire de vrais effets durables ? Parce que la prévention des TMS est très souvent pensée comme une affaire de bonnes résolutions individuelles. On demande aux salariés d’adopter les « bons » gestes, de corriger les postures de travail, de s’étirer régulièrement. En parallèle, on n’interroge peu ou pas les contraintes réelles du travail : la charge physique, l’organisation, le rythme, sans oublier les imprévus et le manque de marges de manœuvre. Or, un corps soumis à des contraintes répétées ou prolongées ne change pas durablement sur la base d’une décision.
Voilà pourquoi cet article propose de prendre du recul sur la prévention des TMS pour tenter de comprendre pourquoi les bonnes résolutions échouent. Des limites de l’approche individuelle, il rappelle que les troubles musculosquelettiques sont le résultat d’un ensemble de facteurs. Dépasser la sensibilisation et l’idée d’un geste ou d’une posture isolée est nécessaire. Voyons ici d’autres façons d’agir pour tendre vers une prévention ancrée dans le travail réel. Prêt à intégrer le mouvement, l’ergonomie et l’organisation du travail dans une démarche de prévention qui repense les TMS comme un sujet collectif ?
Bonne année !
Auteur : La Minute PEP'S.