uvex hypervision : une nouvelle gamme de lunettes-masques et protège-face modulable

Classé dans la catégorie : Risques pour l'Homme au travail

Dans les ateliers, la vision imparfaite et l’inconfort d’un EPI oculaire sont des déclencheurs d’incidents : ajustements fréquents, retrait “juste une minute”, buée au mauvais moment. Une nouvelle gamme de lunettes-masques flexibles et un protège-face modulable visent à réduire ces fragilités en environnement exposé.

Quand la protection oculaire devient un facteur clé de prévention

Les risques de projections, poussières, salissures ou éclaboussures chimiques ne se limitent pas aux laboratoires. Meulage, ponçage, sciage, peinture, maintenance, nettoyage industriel : autant d’activités où un impact à énergie moyenne, une particule ou une goutte peuvent atteindre les yeux en une fraction de seconde. Dans ces situations, la qualité d’un équipement de protection oculaire ne se résume pas à une certification : elle se mesure aussi à l’adhésion réelle des opérateurs.

Un EPI trop rigide, mal ajusté ou incompatible avec des lunettes de vue entraîne des compromis dangereux. L’utilisateur relâche le bandeau, touche l’oculaire avec des gants souillés, remonte la protection sur le front pour mieux voir, ou retire l’équipement pendant une opération jugée “rapide”. Ces micro-écarts répétés augmentent la probabilité d’un accident. L’arrivée de la gamme uvex hypervision s’inscrit dans cette problématique : viser une protection fiable tout en réduisant les raisons pratiques qui poussent au non-port.

Confort et visibilité : deux leviers qui évitent les “écarts d’usage”

Une protection oculaire efficace est celle que l’on garde en place tout au long du poste. La gamme uvex hypervision met en avant un champ de vision élargi, annoncé comme supérieur à celui des lunettes-masques classiques. En prévention, l’enjeu est concret : mieux percevoir son environnement aide à anticiper un danger, repérer une trajectoire de projection, suivre un mouvement d’outil, ou détecter une zone de poussières en suspension.

Autre point critique : la stabilité au port. Une monture souple et légère limite les points de pression et la fatigue en usage prolongé, notamment lorsque les tâches imposent des mouvements répétitifs. Le bandeau réglable et inclinable permet un ajustement plus fin, utile lorsque l’on alterne positions penchées, rotations de tête et déplacements rapides. Moins l’opérateur ressent le besoin de “réajuster”, moins il touche l’équipement avec des mains potentiellement contaminées ou encombrées.

La compatibilité avec les lunettes de vue est également un sujet terrain majeur. Des encoches latérales dédiées peuvent réduire la pression sur les branches et améliorer le confort, ce qui limite le risque de port “improvisé” ou d’abandon de la protection à cause d’une gêne persistante.

Maîtriser la buée : un enjeu sécurité, pas seulement un confort

La buée est l’un des principaux motifs de retrait des lunettes-masques en zone à risque. Et c’est précisément là que le danger augmente : une vision dégradée incite à soulever l’EPI au moment même où l’exposition est maximale. Les versions dotées d’un écran polycarbonate intègrent un traitement antibuée annoncé comme performant, associé à une ventilation indirecte. En pratique, l’objectif est de conserver une vision claire sur la durée, y compris lors d’efforts, de variations de température ou en environnement humide.

La résistance aux rayures et aux produits chimiques sur la face externe est un autre point souvent sous-estimé. Un oculaire rayé diffuse la lumière, fatigue l’œil et réduit la précision des gestes. Dans les métiers de finition, de découpe ou de meulage, cette perte de netteté peut favoriser la mauvaise appréciation d’une distance, l’erreur de positionnement ou le contact avec une zone dangereuse. Un traitement de surface plus robuste contribue donc directement à la prévention, en soutenant la qualité de la vision au quotidien.

Polycarbonate, acétate et protège-face : adapter l’EPI aux risques réels

La polyvalence d’un équipement devient un avantage quand elle est cadrée par l’analyse de risques. La gamme uvex hypervision se décline avec deux types d’écrans pour répondre à des contraintes différentes :

  • Écran polycarbonate : orienté vers la résistance mécanique et la protection UV, adapté aux opérations où les impacts et projections de particules sont fréquents.
  • Écran acétate : plus flexible et particulièrement pertinent lorsque l’exposition à des produits chimiques agressifs (acides, bases, solvants) est un scénario réaliste.

Au-delà des lunettes-masques, le système prévoit un protège-face complémentaire (faceguard) qui couvre l’ensemble du visage. Cette approche “modulaire” a un intérêt opérationnel : on peut augmenter le niveau de protection sans changer tout l’équipement, ce qui favorise l’acceptation et la rapidité de mise en place. Le protège-face se clipse sur les lunettes-masques et offre plusieurs positions, dont une position haute de type “parking” pour de courtes pauses. En prévention, ce détail compte : il évite de manipuler l’EPI inutilement ou de le poser sur une surface souillée, tout en permettant de dégager la vision ponctuellement.

La compatibilité avec d’autres EPI est également déterminante dans les environnements complexes : masques respiratoires, casques, protections auditives. Un ensemble cohérent réduit les interférences (fuites, points de pression, mauvais alignement) et limite les arbitrages de l’utilisateur entre confort et sécurité.

Pour les responsables HSE et les encadrants, l’enjeu est de relier ces caractéristiques à des usages précis : choisir le bon écran selon l’exposition, former au réglage du bandeau, contrôler l’état des oculaires, et intégrer le faceguard dans les procédures lorsque le risque touche aussi le visage. C’est souvent dans ces détails d’appropriation que se joue la baisse réelle des accidents oculaires.

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